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Un son d’Anthony Hamilton dans mes oreilles, je me sens à l’aise. Je regarde par la fenêtre du train, la pluie tombe comme une vache…vous connaissez la suite ! Dans quelques minutes, je vais devoir descendre du train et cette pluie me donne presque envie de descendre au terminus ! Bien que la musique m’envoute littéralement, j’entends depuis quelques minutes un bruit qui vient de pas si loin que ca. Pas assez curieux, pas assez de courage pour couper ce beau morceau dont Anthony Hamilton a le secret, je laisse mon brin de curiosité de coté. Bientôt arrivé, je descends de l’étage du train et voit un groupe de huit à dix personnes en train de parler, rigoler, presque crier. C’était ce bruit que j’entendais depuis mon entrée dans le train dix minutes plus tôt. Je les regarde brièvement et la musique prend le dessus dans mes pensées.

 

Tout d’un coup, je vois un trisomique venant de ce groupe arrivé vers moi pour sortir du train. J’ai compris à ce moment là que ce bruit si fort était peut être du à lui. J’entendis des mots, des phrases qui voulaient tout dire. Des rires, moqueries qui voulaient tout dire. Les portes s’ouvrent, je sors, lui aussi. Je regarde le groupe de jeunes à l’intérieur du train qui tous le regardait. Je voyais dans tous ses regards, du mépris. Je m’arrête, je mets en pause la musique. Je demande à la personne ce qu’ils lui ont dit. Il me répondit « Nan mais je les connais, ce sont mes amis. Ils habitent à Maule. ». Je n’ai pas su quoi répondre. Tout simplement parce que j’ai compris qu’il ne se rendait pas compte des moqueries des autres. Ou alors qu’il le savait mais qu’il mentait ou même qu’il se mentait lui-même. Je suis sans réponses.

 

Je suis juste touché par cette personne qui reste heureux, avec une joie de vivre flagrante. Qui ne se rend pas compte de la méchanceté des autres. Lui, ne connait pas la méchanceté donc il ne peut pas la voir. C’est triste mais c’est peut être bien pour lui, il souffre moins.

 

C’était un mercredi moche à 18h20…

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